Toutes vos questions sur le mastering

Merci de bien lire avant de nous faire parvenir vos mixs !

A PROPOS DU MASTERING

Le Mastering c'est quoi ?

Le Mastering audio (également nomé "pré-mastering") est une étape déterminante dans la fabrication d'un disque.


C'est le dernier traitement sonore que subira votre master avant sa fabrication en usine en grande quantité.

Cette étape consiste en plusieurs points ; Aligner les niveaux entre chaque morceau, éventuellement corriger, équaliser, compresser et limiter. Un montage des morceaux est nécessaire; enchainement, crossfades, timming, index Encoder le master pour lui donner les codes PQ et ISRC.

Les normes du Red book sont très strictes. Toute bande master partant à l'usine qui ne respecte pas scrupuleusement ces normes est impitoyablement rejetée. Afin d'être sur du respect de ces normes, la bande master CD-R, exabyte ou fichier DDP subit une analyse, qui est imprimée sur papier et qui détaille tous les points nécessaires.

Les index de début et de fin ont des « offsets » de quelques millisecondes, permettant au lecteur de se positionner légèrement avant le morceau afin de ne pas en grignoter le début quand il démarre.

Un master se présente sous forme de DDP (fichiers MD5 ou cassette 8mm Exabyte de data contenant une image disque du CD) ou un PMCD (CD master contenant les mêmes informations).

Une fois arrivé en usine cette bande est gravé pour devenir le Glass-Master destiné aux machines qui presseront le CD en milliers d'exemplaires.

Historique de la pratique du mastering.

Le Mastering en tant qu'activité distincte de l'enregistrement apparaît en 1948 avec l'apparition du premier magnétophone à bande commercial (l'Ampex 200). Les premiers ingénieurs de Mastering (appelés à l'époque « transcription engineer »), devaient transformer les bandes master provenant des studios d'enregistrement en produits susceptibles de survivre au processus de gravure vinyle. Les premiers studios de Mastering appartenaient aux principales compagnies de disques. La fin des années soixante vit apparaître les premiers studios de Mastering indépendants. Pour se constituer une clientèle, ceux-ci commencent à proposer d'améliorer le son des bandes maîtresses. Cette pratique, appelée à l'époque « Custom Mastering », est peu à peu perçue comme une spécialité prestigieuse (aux États-Unis, 150 praticiens à peine recensés en 1978).Il ne s'agit plus seulement de parer aux limitations de la gravure analogique mais d'intervenir sur certains aspects de l'enveloppe spectrale et dynamique du produit. C'est en quelque sorte la naissance du Pré-Mastering.

Les choix précis et raffinés de la chaîne d'écoute, des hauts parleurs et de la conception acoustique des studios de Mastering, ainsi que le profil de compétence requis par les ingénieurs renforcent la frontière définie entre les studios d'enregistrement et ceux de Mastering.

L'apparition du CD en 1982 précipite le développement du studio de Mastering.

Affranchies des compromis imposés par les limitations du vinyle (il n'y a plus de gravure purement mécanique à faire ) et les systèmes de reproduction stéréo se généralisant, toute intervention sur le signal n'est plus désormais dictée que par le soucis d'optimiser le son.

Une autre raison du maintien de l'importance du studio de Mastering est que jusqu'à la fin des années quatre-vingt-dix, il était un passage obligé entre le mixage et la fabrication, car les usines n'ont longtemps accepté pour le pressage que des médias audionumériques spécialisés avec une vérification d'erreur complexe (tel que les cassettes vidéos 3/4'' Umatic du système Sony 1630 et les cassettes 8 mm Exabyte du système DDP).

Ce type de média nécessitait l'achat et l'entretien d'une machinerie onéreuse et fragile qui sort du cadre des préoccupations d'un studio d'enregistrement. A partir de la fin des années quatre-vingt-dix les usines de pressage acceptent les CD-R, médium qui par sa qualité limité est utilisé (aujourd'hui encore) par les productions à petit budget.

Renseignements utiles : après le studio

L'enregistrement et le mixage d'un disque vous ont souvent pris beaucoup de temps, d'énergie, d'effort et accessoirement (parfois) d'argent.

Il est toutefois très important d'être pleinement satisfait du résultat du projet, prendre un minimum de recul est donc primordial, c'est pourquoi attendre environ 15 jours entre la fin du mixage et le pré-mastering est indispensable.

​Si vous mixez avec votre DAW (autoproduction) ATTENTION jamais de peak sur aucune piste (en clair rien dans le rouge). Le mixage doit être le plus brut possible, aucun traitement post mixage ne doit être fait (compression, maximizeur et autre limiteur sont donc à proscrire).

Le support que vous allez nous fournir doit être parfait exampt de problème ; CD-R en 1X ou 2X maximum, clé USB, disque dur et surtout l'original, pas de copie via un ordinateur personnel.

Formats acceptés :

  • CD-R 24bits/44,1khz/48Khz/88,2Khz & 96Khz Data files (SD2/Wav/Aiff)

  • DAT 16 bits 44,1khz/48Khz

  • CD-R audio 16bits / 44,1 Khz

  • 1/4" Inch bande analogique (avec tone 1000hz et 10000Hz)

  • vinyl (pour les rééditions)

  • fichiers DATA au formats identiques 24bits/44,1khz/48Khz/88,2Khz & 96Khz

  • Formats non acceptés : CD-R MP3 - Mini disc - CD-r 32 Khz - fichiers provenant du web

Qu'est ce QUE le format ddp image

Le DDP (digital description protocol) n'est pas un format audio à proprement parlé, il s'agit en fait d'un moyen de faire transiter un mastering à l'usine de pressage avec une image de votre CD master.

C'est en quelque sorte un « Cd virtuel ». Le DDP est le format professionnel par excellence, il fut longtemps utilisé sur Exabyte pour éviter les erreurs des CD lors de la gravure.

De nos jours avec les capacités de nos machines informatiques et la quantité de mega-octets que l'on peut envoyer, il est facile d'envoyer un DDPimage de votre master directement à l'usine.

Un fichier MD5 est créé afin de vérifier l'intégrité des données lors du transfert via Internet.

Qu'est ce que le format RED-BOOK

Le Red Book est une norme de fabrication de CD Audio.

Le standart Compact Disc Digital Audio système ou CDDA, a été mis au point en 1982 par Sony et Philipps. Il est spécifié par un Media disque optique, l'encodage de 2 canaux PCM audio à 16bits et sample à 44,1Khz. D'une durée maximum de 78mn (pauses incluses) soit 700MB.

Durée minimum d'une piste 4 secondes. Nombre maximum de pistes 99.

International Standard Recording Code (ISRC) peut être incorporé au disque ainsi qu'à toute copie.

QU'EST CE QU'UN CODE PQ

C'est un code défini par la norme Red Book, spécifique au CD audio.

Ce code inscrit sur chaque disque lors du mastering, les informations suivantes ; début et fin de pistes, index, temps des pauses entre les titres.

Il contient également les informations de durée (minutes, secondes et images).

Les index de début et de fin ont des "offsets" de quelques millisecondes permettant au lecteur de se positionner légèrement avant le morceau afin de ne pas grignoter le début d'un morceau quand il démarre.

QU'EST CE QU'UN CODE ISRC

International Standard Recording Code.

C'est un code propriétaire, il identifie le disque, le producteur, l'artiste.

Il est nécessaire pour toutes les maisons de disques répertorié auprès de l'UPFI (Union des Producteurs Phonographiques Français Indépendants)

Le code ISRC est composé de la manière suivante ;

  • code du pays (2 caractères ACSII)
  • code producteur (3 caractères ASCII ou chiffres)
  • année de l'enregistrement (2 chiffres)
  • numéro de série (5caractères ASCII ou chiffres)


Qu'est ce que UPC /EAN ?

Universal Product Code, aussi appelé EAN (European Article Number), identique au code barre à l'arrière de la pochette du CD mais au format numérique enregistré sous forme de données sur le CD (n° à 13 chiffres)

Qu'est ce que le CD-text ?

C'est une fonction qui permet à certains lecteurs CD (ceux qui équipent très souvent les voitures) d'afficher : le nom de l'album, le nom du groupe ou de l'artiste et les différents titres. Attention cela n'a rien à voir avec l'affichage sur certains lecteurs d'ordinateurs type I-tunes (qui font références à une banque de donnée CDDB)

Sous quelle forme mon mixage doit-il vous parvenir ?


• USB / Disque dur / DVD / CD-R formats : wav /.aiff / sd2

• Bande analogique 1/4 pouce 76 cm/s ou inférieure

• DAT correctement indexée 16 bits 44,1 ou 48khz

• Quantification : 16 / 20 / 24 / 32 bits

• Fréquences d'échantillonnages : 44,1 / 48 / 88,2 / 96 khz (ces 2 dernières fréquences sont généralement exploités en musique classique)

Attention : Évitez toujours de multiplier les exportations avec modifications de formats (fréquence d'échantillonage et quantification identiques).

Exemple ; si vous avez mixé sur Cubase en 24 bits / 48 kHz, conservez ce format à l'exportation.

Peut-on être présent lors de la séance de mastering ?

Bien sûr !

Cependant moins il y a de monde dans la cabine, meilleure est ma concentration.

​L'idéal est d'être là au départ afin que j'écoute les morceaux, que nous discutions du mixage ensemble et de vos souhaits.

Ensuite le travail de traitement audio peut se faire seul, nous pourrons toujours revenir sur les détails. Enfin votre présence est indispensable pour le montage audio (Editing), enchaînement des titres, fondues, cut, pauses etc....

Sur quel genre musical faites vous du mastering ?

La culture générale d'un ingénieur du son est pour moi primordiale, il se doit de connaître toutes sortes de musique, et d'en connaître les subtilités pour un bon mastering.

Mes domaines de prédilections sont sans conteste la musique dites actuelle (rock, chanson, musique électronique en tous genre) cependant je travaille régulièrement dans le domaine de la musique classique (Opéra, symphonique, musique de chambre etc....) et j'ai également côtoyé le jazz.

Par conséquent je pense pourvoir intervenir sur toutes sortes de musique.

Il peut m'arriver, très rarement, de refuser d'intervenir sur un mix, lorsque je pense ne rien pouvoir y apporter.